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Cérémonie de remise par les parents des disparus du dossier officiel d’investigation sur le sort de leurs fils

17 December, 2014

Le Comité des parents des disparus et l’association Solide pour le soutien des Libanais en détention et en exil a remis aujourd’hui au Comité international de la Croix-Rouge les dossiers d’investigation relatifs aux personnes qui ont disparues durant la guerre civile au Liban, lors d’une cérémonie qui a eu lieu au Barreau de Beyrouth.

CHOUAIB
En premier, l’Hymne national suivi par une minute de silence pour se rappeler les disparus ; puis le Président de la Commission pour la défense des libertés publiques et des droits de l’homme à l’Ordre des Avocats, Dr Abdel Salam Chouaib, a prononcé l’allocution du Barreau disant : « Malheureusement, le Liban souffre encore de l’instabilité politique et sécuritaire, ce qui rend votre travail sur ce dossier plus difficile. Le Barreau a déjà participé à la Commission nationale pour les disparus qui a travaillé pendant des années et mis, en conséquence, un rapport signé par le Président de la Commission et le représentant du Barreau, en raison de l’abstention de sa signature par les membres de sécurité, comprenant les noms des personnes qui, selon la Commission, se sont avérées encore vivantes en Syrie et en Israël. Ces noms ont été mis à la disposition de l’opinion publique et la plus grande partie a été adoptée dans le travail du Comité gouvernemental libano-syrien. Ce dossier existe encore au Barreau et on peut y recourir. Le Barreau a également représenté les disparus auprès du Haut Commissariat aux droits de l’homme à Genève, mettant à la disposition de l’équipe s’occupant de ce dossier tous les noms des personnes qu’il croit encore vivantes ».
Il a souligné que « le Barreau soutient et encourage toute activité visant à dévoiler les secrets de ce dossier humanitaire quelle que soit son origine, qu’elle provienne d’organismes privés, de l’Etat, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ou de l’ONU. Le Barreau appelle le Gouvernement à adhérer à la Convention internationale pour la protection des personnes en disparition forcée afin de profiter de ses dispositions procédurales et à suivre le dossier des disparus disponible au Haut Commissariat aux droits de l’homme. Aussi, le Barreau demande-t-il de répondre au désir des organismes actifs dans le domaine des disparus en vue d’émettre une loi pour la création d’un organisme indépendant à cet égard ayant pour mission de traiter tous les aspects de ce sujet ».

AAD
De son côté, Ghazi Aad a prononcé le discours de Solide disant : « Nous avons coopéré avec le CICR pendant de longues années, ce qui a renforcé la confiance entre nous. Aujourd’hui, nous lui remettons le dossier officiel des investigations, ou ce qui est prétendu être des investigations, et nous continuerons à travailler ensemble jusqu’à ce que l’Etat assume ses responsabilités envers ses citoyens et œuvre à protéger leurs droits. A ce moment-là, notre rôle en tant qu’associations locales et internationales sera d’aider l’Etat à accomplir son devoir national. Mettre le dossier entre les mains du CICR s’inscrit dans le cadre de l’intégrité et de la préservation des droits ».
Et d’ajouter : « Après l’étape de remise du dossier, la prochaine étape, nécessaire et urgente, aura pour titre une banque d’ADN des familles des détenus et des disparus. En effet, la création de cette base d’information est le plus simple des devoirs de l’Etat, pour ne pas dire une vérité évidente ; pourtant, nous nous trouvons encore à l’étape de l’incitation de l’Etat à accepter le principe de création de la banque d’ADN ».

HALAWANI
A son tour, la Présidente du Comité des disparus au Liban, Wadad Halawani a dit : « Nous sommes une communauté constituée de Libanais de tous les sectes ; nous sommes la seule communauté au Liban sans référence politique, religieuse ou communautaire. Nous ne nous adressons qu’à l’Etat et ne nous attendons à rien sauf de l’Etat. Nous n’avons d’autre cause que notre unique cause, et le jour où elle trouvera une solution avec une approche scientifique, juste et institutionnelle, nous disparaîtrons de plein gré en tant que communauté ».
Et d’ajouter : « Nous nous rencontrons aujourd’hui dans le cadre d’une cérémonie que nous avons voulue officielle pour que les parents des disparus et des détenus remettent au CICR une copie du dossier d’investigations que nous avons reçu de la présidence du Conseil des Ministres après beaucoup d’efforts et suite à la décision contraignante du Conseil d’Etat. Si ce n’était pas grâce au CICR, nous n’aurions jamais pu aboutir à ce point ».
Et de poursuivre : « Grâce au CICR, nous ne débuterons pas, avec l’Etat, à partir de zéro lorsque cet Etat commencera à remplir sa mission en vue de trouver une issue à notre cause d’une façon scientifique, juste et institutionnelle ; nous commencerons à partir d’une base que nous considérons comme acceptable, précieuse et intègre. Nous vous remettons aujourd’hui, en toute loyauté et confiance, ce que nous avons de plus cher, dans le but de le retirer du cadre politique et médiatique ».
Et de dire : « Nous demandons à l’Etat de faire avec nous et envers nous ce qu’ont fait et font encore tous les Etats qui se respectent vis-à-vis de leurs citoyens disparus et détenus, reconnaissant leur cause, les cherchant, déterminant leur sort et respectant leurs parents, et je parle ici sous la supervision de représentants de pays qui savent ce que j’entends par là. Je remercie encore une fois Président Sélim Al-Hoss qui a « formé le premier comité officiel pour s’enquérir de nos bien-aimés en l’an 2000 qui remet aujourd’hui le dossier de ses investigations au CICR. Je remercie encore une fois son Excellence Président Tammam Salam pour avoir exécuté la décision du Conseil d’Etat de nous remettre une copie de ce dossier. Dans les deux cas, c’est-à-dire la formation du Comité et la remise du dossier d’investigations, ce sont deux réalisations qui ont eu lieu après que la campagne « Hakna Na3ref » est descendue dans la rue ».
Et d’ajouter : « La solution scientifique, juste et institutionnelle de notre cause consiste en deux points :
Premièrement : Nous reconnaître, reconnaître notre cause et nos enfants à travers la création de la banque d’ADN et la signature de la convention, qui attend dans les tiroirs depuis deux ans, entre le CICR et le Gouvernement libanais. Avec l’ADN, l’identité est protégée de la mort qui poursuit les parents et donnée aux os apparaissant successivement dans les chantiers et accumulés dans les morgues.
Deuxièmement : Déterminer le sort de nos enfants à travers la promulgation d’une loi scientifique et juste au Parlement, à l’instar des parlements du monde; une loi susceptible de clore le dossier de la guerre parce qu’il n’a pas encore été fermé ; une loi qui pardonne, si vous voulez, les ravisseurs mais ne s’exempt pas de la détermination du sort de ses parents et de ses citoyens kidnappés ou disparus ».
Et de conclure : « Je saisis cette occasion pour montrer notre solidarité avec les parents des enlevés de l’Armée et des Forces de Sécurité libanaises qui vivent des douleurs que nous connaissons très bien. Nous souhaitons que ces parents retrouvent leurs enfants sains et saufs le plus tôt possible sans être obligés de se joindre à nos rangs ».

CARBONI
Le Président de la mission de la Croix-Rouge au Liban Fabrizzio Carboni a dit: « Nous sommes complètement conscients de notre rôle et de notre responsabilité dans l’étude de ces documents et nous espérons que cela facilitera notre travail en ce qui concerne notre soutien du « droit de savoir » des parents des disparus dans le but de donner des réponses aux familles qui vivent une douleur permanente ».
Il a ajouté : « Le CICR a lancé, il y a quelques semaines, un programme visant à accompagner les parents des disparus dans la Province de Sayda, en collaboration avec un nombre d’associations et d’institutions locales et internationales. Nous commencerons à mettre en œuvre le programme des groupes de soutien psycho-sociaux au début du mois de janvier avec les familles dans la même région. Avec le temps, ce programme s’étendra pour atteindre d’autres provinces libanaises ».
Il a poursuivi : « En l’absence d’une institution officielle responsable de ce dossier, et sachant qu’il n’existe aucune procédure à cet égard, le CICR considère qu’il a un devoir moral envers les familles des personnes disparues et qu’il doit agir. Voilà pourquoi il a décidé de lancer, en 2012, un programme au niveau national en vue de collecter des données sur les disparus datant d’avant leur disparition à travers leurs familles. Mes collègues ont fait, jusqu’à ce jour, 1700 entrevues comme résultat de ce travail avec les familles des disparus, qui ont partagé avec nous toutes les informations disponibles sur leurs bien-aimés avant leur disparition ».
Et de dire : « En conformité avec les pratiques internationales, les informations que nous collectons seront soumises à un futur organisme national neutre qui œuvrera à donner des réponses aux familles des personnes disparues sur le sort de leurs bien-aimés. Selon le CICR, il est nécessaire que cette institution ou cet organisme émane du Parlement libanais, et ce à travers une loi relative aux personnes disparues, comme est le cas dans plusieurs autres pays qui souffrent de circonstances similaires. Ce projet de loi est actuellement en cours d’étude, voilà pourquoi je saisis cette occasion pour encourager les politiciens à soutenir cette loi lorsqu’elle sera présentée à la prochaine session du Parlement ».
Et d’ajouter : « La deuxième phase du projet du CICR relatif aux personnes disparues consiste à collecter des échantillons d’ADN des familles avec lesquelles nous nous sommes déjà entretenus. Le plan exige que des éléments de la section pénale des Forces de Sécurité intérieure (FSI) collectent des échantillons d’ADN avec le soutien technique du CICR. Pour chaque cas deux échantillons seront pris, le premier sera gardé au siège des FSI et le deuxième au siège du CICR à Genève. Nous avons retrouvé un soutien excellent des FSI durant la première phase des préparatifs de ce projet, et je voudrais les en remercier ».
Et de poursuivre : « Le projet du CICR pour la collecte des échantillons d’ADN est prêt, mais il n’a pas encore été approuvé vu la situation politique complexe ces deux dernières années. Cependant, la réaction des autorités à son égard a été encourageante. Afin de faciliter l’opération de l’approbation de ce projet par les autorités libanaises, le CICR a rédigé une version simple de ce projet pour la soumettre au Ministère de l’Intérieur et des Municipalités dans quelques jours. De même, le Directeur du CICR, Peter Maurer, le soumettra au Premier Ministre lors de sa visite au Liban en janvier prochain. Nous espérons et nous sommes plutôt sûrs que nous aurons l’approbation pour commencer à travailler sur ce projet au début de l’année 2015».
Et de dire : « Malheureusement, le temps ne joue plus en notre faveur, ni en celle des parents des disparus, car la plupart des disparus de la guerre sont des hommes de vingt ans et leurs parents ont atteint l’âge de soixante-dix-ans, s’ils ne sont pas déjà morts. C’est un dossier urgent ; des générations entières ont le droit de savoir ce qui s’est passé avant qu’il ne soit trop tard ».
Il a conclu en confirmant que le Comité s’engage vis-à-vis de la cause des disparus et de leurs parents et insiste à « soutenir les efforts déployés en vue de trouver une solution à cette tragédie humanitaire qui a longtemps duré ».

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